L'avarice (bukhl)

712 2017-11-29

L'avarice, c'est le fait d'être parcimonieux là où on devrait être généreux, et c'est pareil à la prodigalité, qui est son opposé, et qui consiste à se montrer généreux quand il faudrait être frugal. La voie intermédiaire entre ces deux extrêmes est le "sakhâ'", qui consiste à être généreux lorsqu'il le faut. Le Coran décrit les Croyants, appelés aussi "ibâd al-Rahmân" (les esclaves du Miséricordieux) comme étant     

"... ceux qui, pour leurs dépenses, ne sont ni prodigues, ni avares, car la juste mesure est au milieu des deux." (25 : 67) (77)

 

Alors que l'avarice (bukhl) est suscitée par l'amour de ce monde, la générosité (sakhâ') émane du zohd. Beaucoup de Versets coraniques et de ahadith louent et condamnent chacun de ces caractères ; nous nous dispensons ici de les citer, pour rester concis. Le plus haut degré de la générosité est le sacrifice, c'est-à-dire le fait d'être prêt à offrir à autrui ce dont on a soi-même besoin. Et c'est là une des caractéristiques des vrais Croyants, comme nous le dit le Coran :

 

- "Ils les préfèrent (les autres) à eux-mêmes, malgré leur pauvreté." (59 : 9) (78)

 

Pour guérir la maladie de l'avarice, il est nécessaire de bien considérer les Versets coraniques et les ahadith qui condamnent ce vice, et de méditer sur ses conséquences nuisibles. Si cette démarche s'avérait inefficace, on devrait s'efforcer d'être généreux et libéral, même si cette générosité est complètement artificielle ; et on devrait continuer à faire cet effort jusqu'à ce que la générosité devienne une seconde nature.

 

La générosité est nécessaire lorsqu'il s'agit de s'acquitter de certains devoirs obligatoires (wâjibât), tels que le paiement du Khoms et de la Zakât, les dépenses pour sa femme et ses enfants, les frais du Hajj (Pèlerinage à la Sainte Kaabah), et ainsi de suite. Elle est aussi nécessaire lorsqu'il s'agit de s'acquitter des devoirs recommandés (mustahabbât), tels qu'aider les pauvres, offrir des cadeaux, organiser une réception dans le but d'établir ou de consolider des liens d'amitié ou de parenté, prêter de l'argent à quelqu'un, donner un délai aux débiteurs, fournir des vêtements et un abri aux nécessiteux, dépenser ce qui est nécessaire pour sauvegarder son honneur ou réparer une injustice, et contribuer aux dépenses des services publics tels que les Masjid, les écoles, les hôpitaux, les routes, les ponts, les puits, etc.

 

Source « l’éthique musulmane »  abrégé Bihar Al Anwar

 

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